Pour tout \( (a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{N}^2, \enspace a > b \), on note :
-
\( \delta = a \wedge b = PGCD(a, b) \);
Le \( PGCD(a, b) \) est le plus grand diviseur commun à \( a \) et \( b \).
C'est le dernier reste \( R_n \) non nul de la division euclidienne de \( a \) par \( b \) dans l'algorithme d'Euclide .
-
\( \mathcal{D}(a, b)\) l'ensemble des diviseurs communs à \( a \) et à \( b \);
-
\( \mathcal{D}(\delta)\) l'ensemble des diviseurs de \( PGCD(a, b) \).
L'ensemble des diviseurs communs à \( a \) et à \( b \) est l'ensemble des diviseurs de \( PGCD(a, b) \).
Égalité entre les
PGCD
successifs de l'algorithme d'Euclide
Soient \((a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{N}^2\) deux entiers naturels.
Si \(b\) ne divise pas \(a\), on sait que :
De même, si \(R_0\) ne divise pas \(b\) :
Et ainsi de suite...
Or, on sait par l'algorithme d'Euclide que :
\( \forall (k,n) \in \hspace{0.04em}\mathbb{N}^2\), pour \( k \) allant de \( 0 \) à \( n \), tant que \(R_{k} \) ne divise pas \(R_{k -1 } \), c'est-à-dire tant que \(R_{k} \neq 0\) :
Soit finalement :
Décomposition en facteurs premiers
Soient \( (a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{N}^2 \) deux entiers naturels avec \(a > b \).
Soit la décomposition de \(a \) et de \(b \) en facteurs premiers :
On sait que \( PGCD(a, b) \) est le plus grand diviseur commun à \(a \) et à \( b \).
Le plus grand diviseur commun \(D\) à deux puissances d'un même nombre premier \( A = p^{\alpha} \) et \( B = p^{\beta} \) est donné par la plus petite de ces deux puissances :
Généralisation par indépendance des facteurs
Tout diviseur \( d \) commun à \( a \) et \( b \) ne peut être composé que des mêmes facteurs premiers \( p_i \). De plus, en raison de l'unicité de la décomposition en facteurs premiers, le choix de l'exposant maximal pour un facteur \( p_i \) n'influence pas le choix des exposants pour les autres facteurs distincts.
Ainsi, maximiser le diviseur commun \( d \) revient à maximiser simultanément et de manière indépendante l'exposant de chaque nombre premier \( p_i \), ce qui impose de prendre séparément le minimum des exposants \( \min\{\alpha_i, \beta_i\} \) pour chaque composante primaire.
Alors, en appliquant ce raisonnement à l'ensemble des facteurs premiers de la décomposition de \( a \) et de \( b \), on obtient par produit :
Identité de Bézout
Soient \((a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{Z}^2\) deux entiers relatifs avec \(a > b \).
Partons de notre hypothèse que \( \delta = a \wedge b \).
Deux cas de figure se présentent alors : \( b \mid a \) ou \( b \nmid a \).
-
si \( b \) divise \( a \)
Si \( b \) divise \( a \), alors \(\exists q \in \mathbb{N}\), tel que \( q < a\),
$$ a = bq \Longrightarrow a \wedge b = b $$On remarque alors que \( \delta = b \) et peut s'écrire sous la forme :
$$ \delta = au + bv, \text{ avec } \begin{cases} u = 0\\ v = 1 \end{cases}$$ -
si \( b \) ne divise pas \( a \)
Dans ce cas, \( \exists q_0 \in \mathbb{Z}, \enspace \exists R_0 \in \mathbb{N}, \enspace 0 < R_0 < b\),
$$ a = bq_0 + R_0 $$Or, on sait par la propriété vue plus haut que :
$$ \forall (a, b, q) \in (\mathbb{N})^3, \enspace \forall R \in \mathbb{N^*}, $$$$ a = bq + R \Longrightarrow PGCD(a, b) = PGCD(b, R) $$Soit dans notre cas :
$$ a = bq_0 + R_0 \Longrightarrow a \wedge b = b \wedge R_0 $$-
si \( R_0 \) divise \( b \)
Alors, \( \delta = R_0 \) car \( R_0 \) est le dernier reste non nul de l'algorithme d'Euclide , et :
$$ \delta = R_0 = a - bq_0 $$$$ \delta = au + bv, \text{ avec } \begin{cases} u = 1\\ v = -q_0 \end{cases}$$ -
si \( R_0 \) ne divise pas \( b \)
Alors, \( \exists q_1 \in \mathbb{Z}, \enspace \exists R_1 \in \mathbb{N}, \enspace 0 < R_1 < R_0 \),
$$ b = R_0q_1 + R_1 \Longrightarrow a \wedge b = b \wedge R_0 = R_0 \wedge R_1 $$-
si \( R_1 \) divise \( R_0 \)
Alors, \( \delta = R_1 \) et :
$$ \delta = R_1 = b - R_0q_1 $$$$ \delta = R_1 = b - (a - bq_0)q_1 $$$$\delta = R_1 = -q_1 a + b(1 + q_0 q_1)$$$$ \delta = au + bv \text{ avec } \begin{cases} u = -q_1 \\ v = -1 + q_0 q_1 \end{cases}$$ -
- si \( R_1 \) ne divise pas \( R_0 \)
On recommence l'algorithme d'Euclide jusqu'à ce que le dernier reste non nul soit le
PGCD .
-
-
Ainsi, on voit que dans tous les cas de figures :
Cette propriété est connue sous le nom d' identité de Bézout .
Décomposition de deux nombres en lien avec leur
PGCD
Soient \((a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{Z}^2\) deux entiers relatifs.
Si \( \delta = a \wedge b\), alors \( \delta \mid a \) et \( \delta \mid b \), soit :
Si \( a' \) et \( b' \) n'étaient pas premiers entre eux, on aurait alors l'existence d'un diviseur \( d \), autre que \( 1 \), et tel que :
Ce qui voudrait dire que l'on aurait un diviseur commun \( d \) plus grand que \( \delta \).
Ce qui est absurde, donc \( a' \) et \( b' \) sont nécessairement premiers entre eux.
On a alors impérativement que \(a' \wedge b' = 1\).
Soit finalement,
Égalité entre les diviseurs de a et de b et les diviseurs de leur
PGCD
Soient \( (a,b) \in (\mathbb{N}^*)^2 \) deux entiers naturels non tous deux nuls, et notons \( \delta = a \wedge b \) leur PGCD.
Nous voulons démontrer que l'ensemble des diviseurs communs à \( a \) et \( b \) est exactement l'ensemble des diviseurs de \( \delta \).
-
Sens direct : Si \( d \) divise \( a \) et \( b \), alors \( d \) divise \( \delta \)
Supposons qu'il existe un entier naturel \( d \) qui soit un diviseur commun à \( a \) et à \( b \). On a donc :
$$ \begin{cases} d \mid a \\ d \mid b \end{cases} $$D'après l'identité de Bézout démontrée plus haut, il existe un couple d'entiers relatifs \( (u, v) \in \mathbb{Z}^2 \) tel que :
$$ \delta = au + bv $$Puisque \( d \) divise \( a \) et que \( d \) divise \( b \), alors :
$$ \exists(k, k') \in \mathbb{Z}^2, \ \begin{cases} d \mid a \implies a = kd \\ d \mid b \implies b = k'd \end{cases} $$En substituant ces expressions dans l'identité de Bézout, on obtient :
$$ \delta = (kd)u + (k'd)v = d(ku + k'v) $$Comme \( (ku + k'v) \) est un entier relatif, cette égalité montre de façon immédiate que \( d \) divise \( \delta \).
$$ \forall (a,b) \in (\mathbb{N}^*)^2, \enspace \delta = a \wedge b, $$$$ (d \mid a) \land (d \mid b) \implies d \mid \delta $$ -
Sens réciproque : Si \( d \) divise \( \delta \), alors \( d \) divise \( a \) et \( b \)
Réciproquement, supposons que \( d \) soit un entier naturel qui divise \( \delta \). Par définition du PGCD, \( \delta \) est un diviseur commun à \( a \) et à \( b \), ce qui se traduit par :
$$ d \mid \delta \implies \begin{cases} \delta \mid a \\ \delta \mid b \end{cases} $$Par transitivité de la relation de divisibilité, on sait que :
$$ \forall (a, b) \in (\mathbb{Z}^*)^2, \enspace \forall c \in \mathbb{Z}, $$$$ (a \mid b) \text{ et } (b \mid c) \hspace{0.2em} \Longrightarrow \hspace{0.2em} a \mid c $$Dans notre cas,
$$ \begin{cases} (d \mid \delta) \text{ et } (\delta \mid a) \hspace{0.2em} \Longrightarrow \hspace{0.2em} d \mid a \\ (d \mid \delta) \text{ et } (\delta \mid b) \hspace{0.2em} \Longrightarrow \hspace{0.2em} d \mid b \end{cases} $$$$ \forall (a,b) \in (\mathbb{N}^*)^2, \enspace \delta = a \wedge b, $$$$ d \mid \delta \implies (d \mid a) \land (d \mid b) $$Le nombre \( d \) est donc bien un diviseur commun à \( a \) et à \( b \).
-
Conclusion
Les deux implications forment une équivalence :
$$ (d \mid a) \land (d \mid b) \Longleftrightarrow d \mid \delta $$Un entier \( d \) divise \( a \) et \( b \) si, et seulement si, il divise leur PGCD \( \delta \).
Alors, on a finalement démontré que:
On pourra trouver tous ces diviseurs par décomposition en facteurs premiers du \( PGCD(a, b) \) .
Linéarité
Soient \((a, b) \in \hspace{0.04em}\mathbb{Z}^2\) deux entiers relatifs avec \(a > b \), et \(k \in \mathbb{Z}\).
Notons \( \delta = PGCD(a, b)\) et \( \Delta = PGCD(ka, kb) \).
On sait par
la propriété des diviseurs communs entre deux nombres et leur
L'ensemble des diviseurs communs à \( a \) et à \( b \) est l'ensemble des diviseurs de \( PGCD(a, b) \).
Alors,
Si \( k \mid \Delta \), cela signifie aussi que :
De même, comme \( \Delta = PGCD(ka, kb) \), alors :
Mais \( \Delta = kc \), soit avec la propriété de simplification dans la divisibilité :
Et encore avec
la propriété des diviseurs communs entre deux nombres et leurs
Et enfin,
Par ailleurs,
Les assertions \((1)\) et \((2)\) montrent que :
Et finalement,
Lien entre
PGCD
et
PPCM
Soit la décomposition de \(a \) et de \(b \) en facteurs premiers suivante :
On a vu plus haut que le \(PGCD(a,b)\) peut s'écrire :
Par ailleurs, le \(PPCM(a,b)\) lui, peut s'écrire :
En effectuant le produit des deux :
Or, ce produit équivaut à \((ab)\) :
Soit finalement,
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